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20 janvier, 2011
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6 août, 2009
SI LBACIR AMELLAH | 1 réponse »

Akbou rend hommage Si Muhend U M’Hend à l’occasion du centenaire de sa mort
Coordination des berbères de
france
– Le monde Berbère –
Le monde Berbère Akbou rend hommage
Si Muhend U M’Hend
à l’occasion du
centenaire de sa mort

abrouri
dimanche 30 octobre 2005
Coordination des berbères de france Page 1/{nb}
Akbou rend hommage Si Muhend U M’Hend à l’occasion du centenaire de sa mort
PRESENTATION DE LA RENCONTRE
PREAMBULE
L’Association Etoile Culturelle d’Akbou, comme à l’habitude, ne cesse de rendre
hommage à des femmes et des hommes qui ont porté tout haut la culture
algérienne dans son ensemble.
Après avoir honoré, Taos Amrouche, Cherifa, Youcef Abedjaoui, Omar Ouartilane,
A/Rahmane Fares, M.Iguerbouchenela voila qu’elle s’apprête à rendre hommage à
un poète illustre d’expression amazigh « SI Muhend U M’Hend ».
L’hommage à ce grand maître des mots, est une reconnaissance envers toutes les
grands-mères et tous les grands pères qui ont su préserver le patrimoine culturel
Amazigh en transmettant les poèmes de Si Muhend U M’Hend de génération en
génération.
Intitulé : Rencontre poétique d’expression amazigh Slogan : Si Muhend U m’hend, le
poète de tout les temps Hommage : Au poète rebelle, Si Muhend Umhend Période :
26 au 29 Décembre 2005. Lieu : Akbou. Nombre de participants : 100. Nombre de
Wilayates participantes : 10. Couverture médiatique : Presse écrite. – Radios
Nationales – E.N.T.V. – B.R.T.V. Objectif principal : Revaloriser la place du poète
dans la cité. Objectifs spécifiques : * Célébrer le centenaire du poète SI MUHEND U
M’HEND * Promouvoir la Culture Amazigh. * Réhabiliter certaines figures de la
Culture Algérienne, à l’image du poète SI MUHEND U M’HEND * Encourager la
création poétique d’expression Amazigh. * Assurer un cadre d’échange entre
poètes. * Créer un cercle des poètes de la Soummam. Partenaires : * Ministère de
la Culture. * Ministère de la Jeunesse et des Sports. * Haut Commissariat à
l’Amazighité – Alger * Wilaya de Béjaïa. * Direction de la Jeunesse et des Sports -
Bejaia * Direction de l’Action Sociale – Bejaia * Assemblée Populaire Communale-
Akbou * Mouvement Associatif. * Sponsors.
Axes principaux du programme du Festival :
I)- CONCOURS POETIQUE :
Nombre de poètes : 100.
II)- EXPOSITION
Nombre d’expositions : 01
Nombre de stands : 10
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Akbou rend hommage Si Muhend U M’Hend à l’occasion du centenaire de sa mort
CONTENU DES EXPOSITIONS
Objets traditionnels et artisanaux( Tapis, Poterie, Bijoux….)
Association socio culturelle village Felden
Association socio culturelle village El Mechta
Association culturelle ROSTOMIA – Beni Mzab.
Association culturelle Ait Himcham – Tizi Ouzou.
Sculpteurs professionnels ( Remila Karim, Benamara Ouali, Anki Saadi…..).
Arts Plastiques : Expositions de messieurs :
OUCHEN Smail, : (professeur à l’Ecole des Beaux Arts d’Azazga). – HADJLOUM
Amar :, (professeur à l’Ecole des Beaux Arts d’Azazga)..
AIT MEHDI Salah : (Artiste – Enseignant ).
TOUATI Bachir (Artistes -enseignant).
BERKANI Bachir (Artistes -enseignant).
GANI Ghani (sculpteur)
Vente dédicace de livres par :
MESSOUCI Boualam ( Auteur du livre – fable de la fontaine en tamazight).
BOUAMARA kamal (Auteur du livre – Si lbachir AMELLAH – 1861-1930)
HOUD Malek ( Auteur du livre – Asirem yessaramen)
HAMOUM Ahmed (Auteur du livre – Aêeggan n Wakli).
KOUDACHE Lynda (Auteur des livres – l’aube vierge et Lliγ uqbel ad
iliγ)
OUYENDOUR Cherif ( Auteur du livre Imbusay)
AHMED Lahlou ( Recueil de poésie)
Exposition sur la vie et le parcours du poète :
Association culturelle Si Muhend u M’hend de la maison de la culture de Tizi
Ouziou
Asoociation etoile culturelle d’Akbou. – Association culturelle Ath ouchene- Aghrib-
Tizi Ouzou.
III)- CONFERENCE-DEBATS ET TEMOIGNAGES :
Nombre de conférences : 02
Lieux : Salle de délibérations de l’A.P.C d’Akbou.
1ère conférence Thème : – Biographie, parcours et regards sur la production
poétique de SI MUHEND U M’HEND, animé par : * Younes AIDLI (auteur du livre SI
MUHEND U M’HEND) * OULD Ali El Hadi ( Directeur de la maison de la culture
Mouloud Maameri et président de l’Association Si Muhend U M’hend.
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Akbou rend hommage Si Muhend U M’Hend à l’occasion du centenaire de sa mort
2ème conférence : Thème :
Si Muhend U M’hend, à travers la chanson de l’Exile, animé par : * Kamel
BOUAMARA (enseignant en Tamazight à l’Université de Béjaia) * Rachid
MOKHTARI (journaliste – écrivain).
IV)- Animation de proximité : a)- Récital poétique : Nombre de récitals : 02 Lieux :
Maison de jeunes d’Akbou. Nombre de participants : 10 Animateurs :
Boualem MESSOUCI, HOUD Malek, OUAZAR Merzouk, Ahmed LAHLOU, SID
ABDELKADER Malek, Cherif Ait MEKOURTA et OUTAMAZIRT Ahcene …..
b)- Projection/Débat de films : Lieux : Salle de cinéma 20 août 1956 – Akbou
Nombre de projections : 02. * L’INSOUMIS réalisé par Rachid BEN ALLAL. *
CIRCONSTANCES DE REALISATION « Meting off » réalisé par
Houcine REDJAL.
c)- Galas et soirées artistiques :01
Un gala de clôture animé par des artistes professionnels.
d)- Chantier artistique :
Réalisation d’une fresque murale par les artistes peintres de la région.( Ait mahdi
Salah, Berkani Bachir, Idiri Belkacem, Bouakline, A/rezak……)
e)- Réalisation d’une statut d’une hauteur de 3m 40 du poète Si Muhend u M’hend
Lieux : Rond point de la gare routière d’Akbou Maître d’oeuvre : Mr AFTIS HAMID (
Artiste Peintre – sculpture ) (Diplômé de l’Ecole des Beaux Arts De AZAZGA- TIZI
OUZOU )
BIOGRAPHIE
Qui était Si Muhend U Mhend ?
Né probablement entre 1843 et 1850, selon différents temoignages, Si Muhend U
Mhend At Hamadouche vient au monde à Icheraîouen, un village de Tizi Rached,
dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Tout enfant, Si Muhend U Mhend connaitra les
premieres exactions du colonialisme ; son village natal sera rasé par les troupes du
général français RANDO. Les At Hamadouche s’installeront alors à Sidi Khelifa,
dans la région de Larbaa Nat Iraten, non loin d’Aqbu (petit village dans la Wilaya de
TIZI-OUZOU). Dans la région d’Illoullen, Si Muhend U Mhend aura la chance de
fréquenter la zaouia de Sidi Abderrahmen des Illoulen, prés d’Azzazga, où il recevra
l’essentiel de son instruction, après avoir eu une formation élémentaire à Sidi
Khelifa, Malheureusement, la stabilité ne durera pas longtemps, le père de Si
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Akbou rend hommage Si Muhend U M’Hend à l’occasion du centenaire de sa mort
Muhend U Mhend sera exécuté, et son oncle déporté en Nouvelle Calédonie, tous
deux accusés d’avoir participé activement à l’inssurection de 1871, initiée par les
Cheikhs Aheddad et El- Mokrani. Les At Hamadouche connaitront alors l’exode qui
les eparpillera sévérement. La mère de Si Muhend U Mhend retournera à
Ichraiouen en compagnie du jeune frère. Le frère aîné s’exilera en Tunisie. Si
Muhend U Mhend, lui, entamera alors la vie de troubadour et, par moments de
misère, de va-nu-pieds. Toute son existence durant, le poète gagnera sa vie en
s’exerçant à divers metiers, et le soir venu, au rythme de la vie du berger, Si
Muhend U Mhend dépensera toute la rente du jour. Il connaitra de façon exessive le
vin, l’opium et autres filles de joie. Mais ses joies ne seront qu’éphèmeres ; toutes
les déceptions de la vie, la trahison, le complot…, feront grand cas dans sa
thématique. Ainsi, donc, tous les vices collés au poète comme son ombre
consumeront sa santé et auront raison de sa vie. Muhend U Mhend quittera ce
monde à l’hôpital des Soeurs Blanches, près de Michelet (actuel Aîn El-Hammam),
en 1906. Il sera enterré au cimetière Asqif n Tmana. Et il continueara toujours à être
un témoin potentiel de son époque. Une époque marquée par une tentative
d’acculturation de la popualation kabyle, après surtout l’insurrection de 1871. Si
Muhend u Mhend préférera l’errance de ville en ville à la stabilité sous l’autorité de
l’administration coloniale. Après ce qu’il a vécu comme exactions et humiliation en
compagnie des siens, il restera toujours rebelle au nouvel ordre. Un ordre qu’il
dénoncera à travers un nombre inestimable de poèmes forgés par sa force du
verbe, plus de trente cinq ans durant. Comme il apparaît à travers ces quelques
lignes, il n’est pas adéquat de conjuguer la biographie de Muhend U Mhend au
passé, car les poètes de sa trempe ne meurent jamais !
REGLEMENT INTERIEUR DU CONCOURS
ARTICLE N° 01 La 1ère Edition de la Rencontre Poétique d’Expression
Amazigh est organisée par l’Association Etoile Culturelle d’Akbou, en collaboration
avec Monsieur le Wali de la Wilaya de Béjaïa, du 26 au 29 décembre 2005, dans la
ville d’Akbou.
ARTICLE N°02 La 1ère Edition de la Rencontre Poétique d’Expression
Amazigh rend hommage au Poète SI MUHEND U MHEND, à l’occasion du
centenaire de sa mort.
ARTICLE N°03 La 1ère Edition de la Rencontre Poétique d’Expression
Amazigh a pour objectifs de : Ø Célébrer le centenaire de la mort du poète SI
MUHEND U M’HEND. Ø Promouvoir la Culture Amazigh. Ø Réhabiliter certaines
figures de la Culture Algérienne, à l’image du poète SI MUHEND U M’HEND.
Ø Encourager la création poétique d’expression Amazigh. Ø Assurer un cadre
d’échange entre poètes. Ø Créer un cercle des poètes de la Soummam.
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Akbou rend hommage Si Muhend U M’Hend à l’occasion du centenaire de sa mort
ARTICLE N° 04 Le concours de la poésie est ouvert aux poètes amateurs et
professionnels, structurés dans des Associations, Maisons de Jeunes, Centres
Culturels, etc…, puisant leurs répertoires dans le patrimoine national.
ARTICLE N°05 Un jury, constitué de professionnels, sera chargé d’évaluer les
participants présélection.
ARTICLE N°06 Les résultats communiqués après délibération seront SANS
APPEL.
ARTICLE N°07 Les frais de transport sont à la charge des organismes
encadreurs, associations ou poètes participants.
ARTICLE N°08 Les frais de participation s’élèvent à Trois cent dinars
Algériens (300,00 DA).
ARTICLE N°09 D’importants prix seront décernés aux lauréats du concours.
ARTICLE N°10 Tout participant à la rencontre doit se conformer aux articles
des différents règlements régissant le fonctionnement de l’hébergement, de la
restauration et des divers lieux d’activités.
ARTICLE N°11 La fiche de participation, jointe à ce présent règlement, est à
remplir et à renvoyer avant le ….2005, au siège de l’Association Etoile Culturelle,
sise au Centre Culturel d’Akbou (BP N° 30 Akbou-hôpital – 0620 ) ou par Fax :
034 35 86 61 et adresse électronique, à : aecakbou@yahoo.fr.
ARTICLE N°12 Tout participant doit être assuré durant toute la période de la
rencontre.
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ADFEL

6 août, 2009
SI LBACIR AMELLAH | Pas de réponses »

Adfel ikkaten issa-yas
taxwnaqt iḥawel-as
tiγilt ihebbel-itt waḍu

abeḥri imḥa tifiras
tidal n At Σebbas
d ččina w-Weγbalu

Σeddi-d ssin f lḥaṛ-as
i teεzizt tinṭ-as
ig-geṭran d lbext-inu
(Si Lbachir Amellah 1861-1930)

Adfel ikkaten s ssmaṭa
agris iγeṭṭa
lγim iqṭeε iberdan

adrar irra-t d luṭa
isγers taseṭṭa
letmaṛ-is akw it lman

issaweṭ-itt armi d Malṭa
ixdem ssixṭa
teṭra lwexda g Ṭelyan

(Si Lbachir Amellah 1861-1930)



10 juillet, 2009
SI LBACIR AMELLAH | Pas de réponses »

TAHIA BLADI

Tahia bladi est un espace de liberté pour dénoncer et combattre les forces mortifères qui rongent la nation algérienne. La vérité doit être sue et dite.
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mardi 30 octobre 2007

left

trPhoto: Riad
Novembre 1954-Novembre 2007
Devoir de mémoire et réhabilitation des valeurs émancipatrices

Les «mythes» fondateurs du mouvement national algérien
La plastique «inachevée» d’une révolution

De notre correspondant à Béjaïa Kamel Amghar

La révolution, comme tout grand bouleversement dans l’échelle des valeurs politiques et socio-économiques, a besoin fondamentalement d’un imaginaire suffisamment puissant pour entretenir sa flamme dans l’espace et le temps. Son triomphe même est intimement dépendant de l’image qu’elle dégage d’elle-même, de son esthétique et de son contenu intellectuel. C’est ce qui fait le «mythe» fondateur de tous les changements et assure en même temps leur pérennité. Bien avant l’avènement -proprement dit- d’une mutation importante, il y a toujours des éléments précurseurs qui nourrissent et définissent les contours des évolutions futures. L’idéologie, la littérature, l’art, la spiritualité et les préoccupations communes des gens mûrissent, pour ainsi dire, les idées nouvelles avant de les populariser. Ces œuvres annonciatrices agissent comme un catalyseur dans le processus de transformation en question et tracent en pointillé de nouveaux équilibres. Aussitôt institués, ces équilibres auront aussi indéfiniment besoin d’imagination et de création pour survivre dans le temps et suivre le mouvement de l’histoire. Inspirés des valeurs universelles, la révolution algérienne a aussi ses propres référents identitaires et culturels. Bien avant Novembre, il y eut déjà des idées «résistantes» dans la littérature orale et au sein des «cercles savants». D’illustres poètes, de grands maîtres de confréries et des troubadours infatigables ont, depuis les premiers temps de la colonisation -de toutes les colonisations, d’ailleurs- revendiqué la liberté et le droit exclusif des leurs sur cette terre. Malgré les nombreux obstacles dressés, la censure, la misère et la marginalisation systématique, il s’est toujours trouvé des hommes profondément affranchis et suffisamment inspirés pour dépeindre leur juste cause. De l’avis de nombreux historiens occidentaux, le débarquement français en Algérie en 1830 a été immédiatement suivi d’une vague de déculturation massive et d’une politique d’aliénation des langues locales. Mais cela n’a pas empêché de grands bardes comme Si Mohand, Sidi Lakhdar Benkhelouf ou Si Lbachir Amellah -pour ne citer que ceux-là- de se faire une aura certaine et de susciter l’éveil de conscience de leurs auditoires. Cet électrochoc s’est révélé d’une grande importance dans l’éclatement des révoltes locales contre l’occupation. L’Emir Abdelkader, Bouaamama, Ouled Sidi Cheikh, Mokrani, Aheddad et Fadhma N’Soumeur ont trouvé auprès de ces littérateurs, profanes et insoumis, de solides alliés dans l’œuvre de ralliement des couches populaires à leurs appels insurrectionnels. Malgré l’échec de ces révoltes successives, le mythe innovant de l’identité et de la nation algérienne s’est trouvé, en revanche, profondément enraciné dans les esprits. C’est cette flamme, constamment préservée, qui allait ensuite offrir ses premiers matériaux au mouvement national moderne avec l’émergence de l’Etoile nord-africaine au début des années trente du siècle dernier. Œuvre d’une émigration ayant fait ses premières armes dans les organisations syndicales d’outre-mer, ce premier parti nationaliste ne tardera pas à se forger une réelle assise populaire dans le pays. L’apport de Abdelhamid Ben Badis et de ses pairs de l’association des intellectuels musulmans, s’inspirant de l’idéal réformiste de Djamel Eddine El Afghani, a été déterminant au début de cette nouvelle orientation. Une génération d’écrivains francophones prendra ensuite le relais pour traduire éloquemment la réalité sociale de l’époque, «en donnant naissance à une littérature algérienne où passe le souffle national», lit-on dans un supplément des Cahiers du communisme, édité à Paris en août 1958. Comptant parmi les pionniers de cette nouvelle vague d’écrivains, Mouloud Feraoun (le Fils du pauvre, la terre et le sang, Jours de Kabylie) conçut son œuvre, qualifiée d’ethnographique par la critique, comme une mise au point finement élaborée aux allégations des sociologues et artistes coloniaux réduisant l’«indigène» au rôle de sombre figurant. «Par conviction, tempérament ou tactique, le nouvel auteur n’essaie pas de contrer de front les discours existants, [il s'est] inscrit dans une relation de dialogue et de contestation par rapport à ces textes», note Christiane Achour, une spécialiste de l’écriture feraounienne. «Bien qu’on sache que nous sommes des hommes comme les autres, je crois, voyez-vous, que je suis bien placé pour le dire !» ne cesse-t-elle de marteler. Mouloud Mammeri (la Colline oubliée, l’Opium et le bâton, le Sommeil du juste), Mohamed Dib (la Grande maison, l’Incendie, le Métier à tisser), Kateb Yacine (Soliloques, Nedjma, le Cercle des représailles), Malek Haddad (l’Elève et la leçon, la Dernière impression), pour ne citer que ceux-là, se veulent un peu plus «offensifs» dans leur rejet de l’ordre impérial, raciste et inhumain. Ces géants sacrés de la littérature moderne accompagneront la lutte de libération nationale et bénéficieront, en retour, de son aura sur le plan international. «Notre position n’est pas si paradoxale qu’on le pense. En réalité, nous ne nous trouvons pas entre deux chaises mais bel et bien sur la nôtre», écrit Feraoun dans la Revue française (n°91/1957). Ce mouvement littéraire qui a énormément contribué à l’éveil de la conscience nationale en instituant une littérature francophone, authentiquement algérienne, fera «école» au lendemain de l’indépendance, en 1962. En parallèle, la chanson engagée et le théâtre y feront leurs premières apparitions. Mahieddine Bachtarzi, Ksantini, Touré, El Anka, Azem ou Hasnaoui émergèrent, parmi tant d’autres artistes talentueux, pour dénoncer l’injustice du système colonial et prôner un ordre nouveau. Un riche héritage qui profitera à l’action du PPA et celle du FLN ensuite. Ces années de lutte resteront les plus créatives dans l’histoire de l’Algérie. Une lignée d’écrivains francophones talentueux a émergé avec la liberté retrouvée pour se pencher sur les complexes et les tabous de la société, mais aussi les nouveaux défis qui se posent au pays. Cependant, l’«hégémonie» du parti unique et l’absence de démocratie dans le champ politique et social réduisirent considérablement la liberté indispensable à toute œuvre innovante. En s’appropriant cette histoire commune du mouvement pour légitimer le système «clos» instauré après l’indépendance, les responsables algériens d’alors ont considérablement amorti la dynamique intellectuelle qui avait accompagné la révolution. Rachid Boudjedra, Rachid Mimouni, Assia Djebar, Tahar Djaout, Ahmed Azzegagh, entre autres, se sont mis en devant pour plaider en faveur de l’émancipation de la société en la débarrassant des carcans passéistes de la tradition et des pratiques ancestrales désuètes. La condition féminine, la place de la jeunesse dans l’œuvre d’édification nationale, les libertés collectives et individuelles, la citoyenneté et la démocratie, les contradictions et les paradoxes de la société post-indépendance sont autant de thèmes abordés avec cette volonté infinie de s’inscrire dans la modernité. Toutes leurs œuvres sont inspirées des textes avant-gardistes du mouvement national durant les années quarante et cinquante. La littérature d’expression arabe, notamment dans le théâtre, a également connu un développement considérable avec des hommes doués comme Ouled Abderrahmane Kaki, Benhadouga, Alloula, Bouguermouh et Ouattar. Des cinéastes comme Zinet, Allouache, Hamina, Laskri, Meddour ou Bouamari apportent leur concours à l’entretien du feu sacré. Tous ces auteurs, par-dessus leurs contradictions individuelles, se positionnèrent pour le pluralisme et la liberté de création. Les échecs et les frustrations des deux premières décennies post-indépendance se répercutent négativement sur l’idéal révolutionnaire. La manipulation de l’identité nationale et l’instrumentalisation de l’histoire dans une optique de conquête du pouvoir auront des conséquences fâcheuses. De grands intellectuels feront, à tour de rôle, les frais de la censure et de l’exclusion. Lachref, Bennabi, Harbi, Boudia, Bourboune, Zehouane, Benzine, Khalfa, Keddache et Bennoune, entre autres, connaîtront l’exil et le silence au même titre que d’illustres opposants politiques comme Aït Ahmed, Boudiaf, Krim, Khider ou Ben Khedda… C’est cette «omnipotence» sclérosante des tenants du parti unique qui favorisera l’essaimage de l’islamisme radical et des forces régressives qui seront ensuite à l’origine de ce qu’on appelle «la tragédie nationale». En ce début du nouveau millénaire, une autre cuvée (qui semble dépasser la dispute stérile entre arabophones et francophones) voit le jour et se penche déjà sur les problèmes de l’heure. Yasmina Khadra, Boualem Sensal, Maïssa Bey, Ahlem Mestaghanem, Larej Wassini, Aïcha Kassoul ou encore Merzac Bagtache et Salima Ghezali font partie de cette jeunesse qui n’a pas froid aux yeux. Après des décennies d’ostracisme, la littérature d’expression amazighe fait également ses premiers pas à la faveur de la reconnaissance officielle de cette langue maternelle désormais intégrée dans le système éducatif. On ne parle plus -du moins pas directement même si elle en constitue le substrat- de la révolution du 1er Novembre, mais cela préfigure immanquablement une autre mutation qualitative dans la marche de l’Algérie vers la modernité. Car, ce sont toujours les textes d’aujourd’hui qui préparent les révolutions de demain. Tout comme la quintessence républicaine de la révolution française qui a été une plate-forme fertile à l’instauration de la démocratie et des droits de la personne humaine, les textes fondateurs du mouvement national constituent au fond une référence de qualité et une source d’inspiration prolifique pour l’ensemble des créateurs algériens. Le «mythe» est, en soi, sain et sauf !
K. A.

larbi-ben-mhidi2

« Mettez la Révolution dans la rue et vous la verrez reprise et portée par douze millions d’hommes. »

Larbi Ben M’hidi. »

Si la nostalgie, ô mon enfant e
Etreint ton petit coeur chéri
Qui espère un jour de fête et attend,
Le mien brûle, aspire et prie.
J’enferme mon chagrin en silence.
Mon coeur déborde.
Ô patience

Emir Abdelkader

3 commentaires:

Anonyme a dit…
C EST GRACE A NOTRE GRAND PERE,
NOTRE EMIR ABDELKADER QUE L EMPIRE FRANCAIS A ETE ACHEVE EN ALGERIE.
NOUS SOMMES LIBRES, C EST AUSSI GRACE A NOTRE PERE LARBI BEN M HIDI ET BEAUCOUP D AUTRES HOMMES ET FEMMES QUI SE SONT SACRIFIES. 

RETROUVONS NOTRE DIGNITE POUR ACHEVER L EMPIRE AMERICAIN.

PRENONS DU RECUL DANS LE TEMPS, C EST PRENDRE EN COMPTE LE FAIT QU A CHAQUE EPOQUE, CE QUE LA MAJORITE OU LA MINORITE CROIT ETRE VRAI, BON OU INDISPENSABLE PEUT ETRE EN REALITE UNE ERREUR.

HANS BLIX A PARLE DE -SALOPARDS-.
L INSPECTEUR INCARNAIT L IMAGE D UN DIPLOMATE PRIS DANS LES FILETS D ENJEUX IMPORTANTS ET EN MEME TEMPS MAFFIEUX DES PUISSANCES QUI ETAIENT
IMPLIQUEES DANS LE COMPLOT DE LA GUERRE EN IRAK. IL A TENU A RESPECTER UNE STRICTE NEUTRALITE.
CE QUI EST RARE DE NOS JOURS, QU IL FAUT LE SOULIGNER VIGOURESEMENT.

mercredi, octobre 31, 2007 11:14:00 AM icon_delete13
Anonyme a dit…
respect et hommage appuyé à tous les symboles de la nation algérienne .
nous avons un devoir vital d écrire notre histoire .
alors sos historiens !
samedi, novembre 03, 2007 9:20:00 PM icon_delete13
Anonyme a dit…
Merci Monsieur Kamel Amghar, c’est rafraichissant.
vendredi, novembre 16, 2007 4:09:00 AM icon_delete13

 

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10 juillet, 2009
SI LBACIR AMELLAH | Pas de réponses »

 

A   C   A    O   H

 

Tiddukla Tadelsant Tamazight di Ottawa – Hull

 

Association Culturelle Amazighe à Ottawa-Hull

 

 Amazigh Cultural Association in Ottawa – Hull

 

  tidukla tadelsant tamazigt Di utawua hul

 

 

Tamazight Langue orale ou langue écrite : l’enjeu

 

 

Source: La Nouvelle Republique 16-02-2005

La plupart des auteurs actuels qui s’initient au rnonde de l’écrit sont tous ou presque issus du monde associatif. L’attitude est, pour ainsi dire, plutôt militante, volontariste et individuelle. Elle est éphémère et limitée dans le temps dans la mesure où rares sont les autres qui signent au-delà d’un titre en raison des méventes. Même les revues et les joumaux d’expression berbère ont toutes et tous eu une vie très courte. Je pense alors qu’il est trop tôt pour se prononcer d’une manière consistante et circonscrite sur le sujet. L’on devait encore attendre quelques années pour commencer à apprécier réellement le degrés du besoin d’écrire et de lire en berbère. L’œuvre de Bélaïd At Ali publiée en 1964 par le FDB est une exception sur laquelle je reviendrai plus loin.
Mon intervention peut paraître distante de la thématique choisie, mais l’argumentaire qui la sous-tend est intimement contigu au sujet. Je me suis tenu alors à l’intitulé principal du séminaire, à savoir «Passage à l’écrit des langues et cultures de tradition orale, le cas de la langue berbère». Je développerai dans cet exposé une vue globale sur l’attitude actuelle des utilisateurs de la langue à l’oral et une observation sur les perspectives scolaires de mon point de vue, que parler et écrire en berbère devraient être deux éléments qui permettent à la langue d’être une.
La société berbère est une communauté d’expression orale et non de tradition scriptturaire. Aussi, un état de «rébellion» à l’esrit apparaît comme encore bien installé chez les locuteurs berbérophones. L’accoutumance à l’oralité historique de la langue berbère a non seulement engendré un facteur de résistance naturel au changement, mais semble avoir consacré le genre privilégié et actuellement en vigueur, c’est-à-dire le genre oral, comme domaine réservé de l’expression.
Une des raisons qui apporte une réponse à cette situation, mais une situation pas regrettable du tout, est que l’audition, ce liant d’images acoustiques, est connue pour ètre un moyen d’usage rapide, direct et facile qui permet l’accès aisé au monde de la commumcation. Alors que l’écrit, cette forme visible de la langue, exige au préalable le pénible et laborieux apprentissage des règles de transcription, d’orthographe et de grammaire pour enfin acquérir la faculté d’écrire. C’est alors que l’hésitation, chez deux catégories de la population berbère, les natifs monolingues et les nouvelles générations plurilingues, freine souvent l’initiative à l’écriture.
Cette attitude conservatrice d’instinct du genre oral chez les berbérophones devait être positivée et développée dans la mesure où l’on constate aujourd’hui qu’une norme d’orale moderne a acquis bien des espaces d’expression dans plusieurs pays pourtant à forte tradition d’écriture. Il est untile de rappeler que toute langue est née sur fond d’oralité et cette nouvelle tendance à communiquer directement par la parole n’est-elle pas un aveu des insuffisances que recèlerait le genre écrit ? La question reste posée tant que Chikh Mohand Oulhoucine disait déjà en son temps : «Akkenfessus wawal i tmenna, i zzay wawal i tira.» C’est là une vision du penseur kabyle qui a agi par anticipation sur cette nouvelle valeur de l’oralité. C’est dire que le genre oral, spécificité humaine, ne devrait plus être déclaré ou perçu sous le prisme déformant de modèle mineur et on devrait aussi s’éloigner de la nature aliénante de l’écrit. C’est plutôt à un dosage équilibré entre l’oralité et l’écrit que nous devions travailler en nous instruisant des différentes expériences vécues.
Aussi paradoxale que cela puisse paraître, la langue berbère possède un avantage précieux qui la prédispose à une évolution facile et sans heurt dans sa marche vers l’écrit sans renoncement de son caractère oral. C’est qu’il n’y a pas de frontières entre sa forme audible et sa forme visible. L’audibilité de la langue berbère se superpose totalement avec sa visibilité. La langue a fonctionné jusque-là suivant des règles et des structures naturellement organisées et nous permet d’exprimer, sans appréhension ni hésitation aucune, nos rêves, nos sentiments, nos sensations.
En effet, tout berbérophone utilise sa langue intuitivement sans en connaître les notions grammaticales des éléments qu’il utilise. C’est-àdire sans formation scolaire. Cela est bien sûr le cas de toutes les langues maternelles, mais la particularité est que la langue berbère ne subit pas de rupture ni de transformation au fil du temps et des options. L’utilisateur de la langue continue de combiner parfaitement les mots qu’il met au service de sa pensée, sans toutefois en connaître formellemént les fonctions. Quand il utilise le mot «sk-ut» (tant que) il ignore que la grammaire le nomme conjonction que «anwa ?» est nommé interrogatif, que «werâad» est appelé élément de la négation. Il sait faire subir avec exactitude les différentes variations que peut prendre un verbe selon le contexte de son utilisation et dans quelles conditions particulières il l’emploie.
Ainsi le verbe «bedd» (se lever, se tenir debout) est directement forgé à sa forme d’habitude «ebddad», à sa forme factitive «ssebddad ou sbedd», à sa forme réfléchie «wabdded». Il sait également lui faire produire les différentes formes nominales comme le nom d’action «addu ou asebdded», le nom d’objet «asebddad» ou encore «ibeddi» pou rendre une position une attitude face à un fait, etc.
Ce n’est également pas par hasard qu’en berbère tous les éléments qui forment la famille de mots obéissent aux même règles et aux mêmes techniques de linguistique générale et de grammaire qui veulent qu’à partir d’une racine découle la série familiale. Exemple : afeg (voler), ruffga (le fait de voler), affug (le vol), imifig (l’aviateur), tamsafga (l’aviation), anafag (aérodrome ou aéroplane ou encore aéroport), timsifegt (volatilité ou volatilisation), imsifeg (un volatil), imesriffeg (l’oisillon qui s’initie au vol), etc.
Un autre avantage non moins intéressant dont dispose naturellement la langue berbère est sa précision dans l’énoncé de tout verbe. Il n’y a pas de confusion possible entre :
- Icennu (il chante) dont l’image acoustique annonce directement la troisième personne du singulier.
- Cennun (ils chantent) dont l’image acoustique annonce directement la troisièine personne du pluriel.
Alors que pour le même exemple dans la langue française, il faut d’abord maîtriser les normes grammaticales pour ensuite distinguer entre :
- Il chante (avec un «e» au singulier) et ils chantent (avec «ent» au pluriel).
Dans ce cas de figure, l’image acoustique qui se dégage est la même, mais la forme écrite différe fondamentalement.
En berbère, c’est directement l’audition d’un mot qui fixe son orthographe. Autrement dit, tout mot s’écrit comme il se prononce.
On peut donc poser que la réussite du code écrit réside dans la restitution fidèle du code oral et j’oserais dire du code maternel. A juste titre, Ferdinand de Saussure disait que «l’unique raison d’être de l’écriture est de représenter la langue parlée».
C’est justement cet avantage de superposition directe de l’oral et de l’écrit qui caractérise la langue berbére qui devait être exploité, à mon sens, comme piste pédagogique et méthodique privilégiées pour réaliser le passage à l’écrit comme besoin utile et non pas comme simple phénomène de substitution ou encore une fin en soi. L’écrit cesse d’être utile quand il devient un moyen d’aliénation.
De plus, la langue berbère ne subit pas, pour l’instant du moins, certains côtés embarrassants comme le classicisme qui fait s’opposer d’une part une langue ancienne et une langue dite ancienne et une langue dite moderne. Dans la société kabyle, pour ne citer qu’elle, il n’y a pas de langue de classes. Si par exemple du côté français il y a une grande part du patrimoine littéraire pour ainsi dire classé, archivé et déclaré de «vieux français» et peu employé de nos jours , à l’inverse, chez nous, c’est la littérature produite, il y a, pour certaines, des siècles, par Youcef Ouqasi, Maamar Ahesnaw, Mouhend Oumusa Awagennoun, Chikh Mouhend, Lbachir Amellah, Yemma Khlidja Tamcheddalt, Si Mouhend Oumhend et bien d’autres qui sont le modèle, voire la norme consacrée de la langue où la construction et la formulation sont douées d’une profondeur, d’une parfaite homogénéité et d’une harmonie débordante.
Alors, afin de réduire cette flagrante tendance actuelle du berbérophone à appréhender l’écrit, l’objectif de notre école n’est donc pas d’inventer une nouvelle langue mais de consolider son état actuel et postuler à ses évolutions nécessaires. Le passage à l’écrit est plus qu’une nécessité. Mais la méthode de passation à l’écrit est plus qu’une nécessité. Mais la méthode de passation et d’adaptation à ce nouveau genre ne devrait pas donner lieu à l’apparition de deux langues l’une dite correcte et l’autre dite incorrecte ou encore l’apparition d’une forme de langue de prestige dont la domination à terme sur la langue naturelle l’éloignera de sa base sociologique. Autrement dit, notre école doit jouer le rôle d’accélérateur de ce qui est déjà bien mis en place naturellement. La caricature produite par la rue à l’adresse de ceux qui s’évertuent à faire dans un berbère truffé de néologismes et de formulations bizarres est à méditer. Cette caricature dit : «Yesmuzzugh» ou encore «Ysbahbih». Cela doit nous donner matière à réflexion car si le passage à 1′esprit est déterminant, les enjeux demeurent vitaux en ce sens qu’il faudrait tout faire pour que ne soit pas affectées et travesties les réalités vivantes et naturelles de la langue qui, au risque de me répéter, provoqueraient son éloignement des utilisateurs et des locuteurs.
Pour illustration, dans un ouvrage de méthodes et pratiques de langues françaises, nous pouvons lire, en raison et en expérience de quoi nous devons nous instruire, ce qui suit : «Le prestige de la langue écrite paralyse les Français et leur ôte la liberté d’utiliser sans appréhension leur propre langue : Combien d’adultes n’osent pas écrire, par crainte de faire des fautes d’orthographe et de ne pas rédiger correctement, combien n’osent pas prendre la parole en public par peur d’être mal jugés…» (fin de citation).
Par ailleurs, je pense aussi que le passage à l’écrit n’est pas la tâche du seul exercice scolaire. La tâche est aussi celle des créateurs que sont les écrivains, les poètes, les journalistes, etc. C’est dire que la langue est un tout social. En cela, l’œuvre de Belaïd At Ali est une interpellation. En effet, l’auteur des Cahiers de Belaid est le premier à avoir exercé sur sa langue une influence qui se manifeste, d’abord, par l’introduction de la longueur dans le texte car, habituellement, seuls les poèmes sont écrits. Ensuite apparaît nettement l’effort de précision dans l’usage d’un verbe, raffiné, ciselé allant jusqu’à la subtilité. Certaines métaphores, dont l’origine est la formation populaire, ont été utilisées à juste titre comme source de composition de style et moyens de présentation de l’ensemble des tons rendus tels que le pathétique, la dramatique, le tragique, le comique, le polémique, l’ironie, l’humoristique, le sensationnel et, enfin, le poétique. Avec une formidable création dans le jeu du vocabulaire et une combinaison particulière des mots d’usage facile et très courant, Belaïd At Ali a réussi à faire disparaître les frontières entre le genre oral et le genre écrit. La réussite de Belaid réside dans le fait qu’il n’a pas provoqué de heurts ni de chocs entre la prononciation à l’oral et la représentation matérielle du texte à l’écrit. Avec l’oral et l’écrit, Belaid a permis à la langue d’être la même. Les Cahiers de Belaid sont une œuvre immense qui nous  interpelle sur l’usage que nous faisons aujourd’hui de la langue, mais surtout de la démarche à entreprendre pour son passage à l’écrit en tant que langue, historiquement, orale. C’est pourquoi les Cahiers de Belaid devraient servir de point de référence dans l’acte d’écrire en berbère.
L’enjeu étant, donc, pour nous d’éviter que nous ne soyons coupés de ce qui a été par rapport à ce qui va venir. Je veux citer ici Mlle Dahbia Abrous qui déclare que «toute création passe inévitablement par l’impérative maîtrise de ce à partir de quoi on innove».
Bien sûr que notre école ne devrait pas se recroqueviller sur elle-même dans le seul genre oral, car disait da Lmulud : «Il se peut que les ghettos sécurisent, qu’ils stérilisent c’est sûr.» Il nous faut seulement concilier l’un et l’autre (l’oral et l’écrit) pour éviter de «s’enfermer comme dans une pièce à deux issues, dont on se garderait d’ouvrir les portes, celle qui mène au passé comme celle qui regarde vers l’avenir… et d’où on ne pourra jamais s’enfuir.»
La suite la semain prochaine Abdennour Abdesslam, chercheur In Timmuzgha octobre 2004.

16-02-2005

 

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Dimanche 14 décembre 2008

Tayri n Si Labcir Amellah de la Vallée de la Soummam


Si lbacir Amellah Amedyaz n Imellahen  yessfra  γef tayri yenna

A leḥbab laεql-iw meskin
Xfif ur yessin
Ur ifhim anda iteddu
Lḥub yidem yettmaḥin
Laεḍam-iw fsin
Afus mazal  itmuddu
Wekleγ lamer iweḥnin
Ḍaεfaγ seg ttexmim
Cabeγ mazal d aγeddu

A lḥejjla n wumlil
Ffγ-d an-nemlil
Wacu n sebba ay-tufiḍ
A lbaz ukḥil
Ass-mi tegziḍ
Ssyada ik–yehwan tecciḍ
Tura tegziḍ ṭṭir-ellil
Zman idewwiṛ
Ḥader kan ay-ad temektiḍ

Fell-am ay cbiγ akli
Ctaqeγ tili
Ṛwiγ iṭij n smayem
Zzher-iw γer lebheṛ yeγli
Yegguma ad yali
Yeqim din yecba aslem
Yeqqel-iyi lqut d ilili
Σennaγ-am ṛebbi
Deg wul-iw tejjiḍ ssem

Né en 1861 à Ichekkaben, dans la tribu des Imellahen, située au sud-ouest de Bgayet, dans la vallée de la Soummam, Bachir Chibane, plus connu sous le nom de Si Lbachir Amellah, est un des plus grands poètes Kabyles du 20ième siècle. Il avait 10 ans lorsque la révolte Kabyle contre l’ordre colonial avait éclaté en 1871. Si Lbachir Amellah avait été profondemment marqué et inspiré par cette insurrection conduite par conduite par El Moqrani et Cheikh Aheddad de Seddouk.
Il est décédé le 26 décembre 1930. On se souvient aussi que l’autre génie de la poésie Kabyle et rebelle contre l’ordre colonial Si Muhend U Mhend avait tiré sa révérence également un mois de décembre : le 28 décembre 1906.



10 juillet, 2009
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Lexique de Tamazight

 dans SI LBACIR AMELLAH 2124_70939-1--copie-4

Abdelkader Naït Abdellah, jeune écrivain «Si notre langue disparaissait un jour, nous disparaîtrons avec»

Sa volonté, le moins que l’on puisse dire, est inébranlable. Abdelkader Nait Abdellah, jeune autodidacte nous livre dans cet entretien ses envies dans le monde de l’écrit, lui qui a choisi d’abord d’enrichir sa langue maternelle le Kabyle avec un lexique qui vient juste d’être édité chez les éditions «le Savoir», ne compte pas en rester là.


Lire l’interview de l’écrivain : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=70939&ed=MjEyNA==

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Mardi 5 mai 2009

 

Université de Bgayet : Rencontre autour de l’œuvre de Kamal Bouamara


Source : DDK

Université de Béjaïa Rencontre autour de l’œuvre de Kamal Bouamara


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Le comité scientifique amazigh de l’université de Béjaïa organise les mardi 5 et mercredi 6 mai 2009 une rencontre autour de l’œuvre de Kamal Bouamara à l’auditorium du campus d’Aboudaou, en attendant la 3e édition du Festival de poésie Kamal-Bouamara, qui aura lieu du 18 au 20 mai 2009.

Cette rencontre autour de l’œuvre d’une figure vivante de la culture amazigh sera la deuxième du genre après celle organisée récemment à la Maison de la culture Taos-Amrouche sur l’œuvre de Amar Mezdad. Signalons d’abord la nouveauté de ces dernières années qui consiste à rendre hommage à de grands militants de notre culture de leur vivant, en se penchant sur leurs œuvres, comme l’a si bien souligné Yacine Zidane, le président du comité scientifique amazigh de l’université de Béjaïa dans la revue universitaire Tumast écrite en kabyle. On y lit : “On attend toujours qu’un grand militant meure ou soit emprisonné pour penser à lui”, ce qui a été, dans un passé récent une réalité que personne ne pourra nier. Il fallait donc changer de mentalité. Quant au choix de Kamal Bouamara pour baptiser ce festival annuel de poésie, Yacine Zidane écrira : “Kamal Bouamara n’a jamais décliné une invitation à animer une conférence ou à participer à une activité culturelle amazigh, sans oublier le travail colossal qu’il a réalisé durant tout son parcours de vrai militant de la cause identitaire”. N’oublions pas qu’il est le premier à avoir parlé de Si Lbachir Amellah à qui il consacrera carrément sa thèse de Doctorat. Pour revenir à cette rencontre de deux jours consacrée à son œuvre, pas moins de neuf conférences-débat sont programmées avec des lectures des œuvres de Kamal Bouamara par des enseignants et chercheurs universitaires de tamazight. Yacine Zidane ouvrira les travaux de cette rencontre et Salim Ayad en sera le coordinateur scientifique puisque les recommandations qui en découleront seront éditées.

Ainsi donc, mardi 5 mardi 2009, dans la matinée, Mhemmed Djellaoui animera une communication intitulée “Lecture des livres du chercheur Kamal Bouamara, le cas Si Lbachir Amellah” et Mohand Akli Salhi “Lecture de l’ouvrage Si Lbachir Amellah” avant de passer aux débats. Dans l’après-midi, Mahmoud Amaoul reprendra avec “La lexicographe amazighe, problèmes et propositions”, Samira Aïssou “Le côté linguistique chez Bouamara, le dictionnaire Issin” et Brahim Tazaghart “Le livre amazigh et son édition” avant de clôturer cette première édition par des débats. Le reste des trois communications auront lieu dans la matinée du mercredi 6 mai 2009 et seront animées respectivement avec les thèmes programmés par Salim Ayad “Intertextualité dans l’œuvre de Bouamara : cas de Nekni d wiyid”, Sonia Lounis “Renouvellement dans la prose kabyle à travers l’œuvre de Kamal Bouamara. Cas de la nouvelle Taqsidt n âziz d âzuzu” et Allaoua Rabehi qui présentera “Deux projets CNEPRU pour l’aménagement de Tamazight”. Les débats et la clôture de cette manifestation culturelle auront lieu après une lecture d’un extrait de “Taqsidt n âziz d âzuzu” de Kamal Bouamara.

 

Amastan S

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Lundi 4 mai 2009

 

Journées maghrébines du théâtre amazigh à Tizi Ouzou

Jour d’Algérie : 04/05/09

Journées maghrébines du théâtre amazigh à Tizi Ouzou

Petit festival deviendra grand

Deux troupes théâtrales marocaines vont participer aux Journées maghrébines du théâtre amazigh à Tizi Ouzou. Le théâtre d’expression amazighe est aussi pratiqué à Tozeur en Tunisie, à Benghazi en Libye et même en Mauritanie. Les organisateurs rêvent d’un festival annuel, incluant les dialectes des Iles Canaries, du pays basque et de la Corse, entre autres.

La maison de la Culture Mouloud- Mammeri de Tizi Ouzou, abritera du 6 au 12 mai 2009, des Journées maghrébines du théâtre amazigh. Treize troupes participeront à cette manifestation, première du genre. Parmi ces troupes, deux viendront du Maroc, plus précisément, des villes de Tétouan et de Houssaïna.

D’autres spectacles sont prévus, en parallèle, dans la petite ville de Aïn Zaouïa. Les organisateurs ont également prévu un colloque et des ateliers de formation sur la dramaturgie et sur l’expression corporelle dans l’art dramatique. 

L’idée d’organiser des Journées maghrébines du théâtre d’expression amazighe, émane de la réalisatrice Fouzia Aït El Hadj, directrice du théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou.

«Il n’y a jamais eu ce genre de rencontres, ni de festival du théâtre amazigh, depuis l’indépendance. Pour cette première initiative, le ministère de la Culture est partie prenante financièrement.

Les troupes viendront de différentes régions du pays, d’Oran, de Sétif, du fin fond des Aurès, etc. «En outre et pour la première fois, le théâtre régional de Batna, va présenter une pièce en dialecte chaoui», a indiqué Fouzia Aït El Hadj lors d’une conférence de presse, samedi, au Théâtre national algérien à Alger.

Ces journées maghrébines du théâtre amazigh, sont en quelque sorte le premier pas et le coup d’essai pour un prochain festival du théâtre amazigh et des «langues authentiques», selon l’expression utilisée par Aït El Hadj.  

«Notre objectif est d’élargir la manifestation aux langues authentiques de la région méditerranéenne».

Au Maghreb, nous sommes déjà cinq. «Il y a aussi d’autres langues comme le basque, celle des Iles Canaries ou le corse et nous voudrions leur donner la chance de s’exprimer», a révélé la directrice du théâtre régional de Tizi Ouzou.

«Nous avons contacté une troupe de tamazight mauritanienne, mais malheureusement, elle n’a pas pu venir à cause de la situation politique dans son pays», poursuit-elle.

Dans la foulée, sont citées les troupes amazighes de Benghazi en Libye et de Tozeur en Tunisie. Les Journées maghrébines du  théâtre amazigh sont une «petite» manifestation qui deviendra certainement grande, pour la simple raison que ses concepteurs voient grand. Cette première édition se tiendra sous l’égide du ministère de la Culture et sera organisée en collaboration avec la direction de la culture de Tizi Ouzou.      

Par Kader B.


 
 
 



10 juillet, 2009
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Voir la version complète : La poésie kabyle victime du statut de sa langue

 


 

 

 

morjane

22/12/2005, 19h11

La poésie Kabyle existe mais elle se meurt faute de réelle volonté pour pouvoir assurer sa pérennité. Elle devrait être enseigné dans les établissements scolaire et éditée vulgarisée et ce n’est absolument pas le cas et d’ailleurs qui connais les poèmes de Lbachir Amellah.
===

Qu’entend-on par poésie populaire ? C’est ce qui a d’abord intéressé M. Kamel Bouamara, enseignant à l’université de Béjaïa et auteur d’un ouvrage intitulé Si Lbachir Amellah, poète célèbre. Car il voulait impérativement souligner un anachronisme qui est à l’origine de tant d’amalgames. «Le terme populaire est un qualificatif qui renvoie à un concept purement idéologique et n’a aucun sens scientifique», a-t-il tenu à déclarer à propos de la définition de la poésie populaire. Pour lui, le terme populaire est né en Europe au XIXème siècle. «A l’époque, on appelait le breton la langue populaire par opposition à la langue française considérée comme une langue nationale.Ensuite, on a adjoint ce qualificatif à la culture, la littérature», a-t-il ajouté.

En Algérie, on n’aura donc fait qu’«importer» ce concept, sans examen critique, pour l’appliquer, «par choix idéologique», à nos différentes langues et littératures. «Par la suite, on a catégorisé les autres langues et littératures en les affublant d’acceptions péjoratives», a-t-il déploré. Rejetant en bloc ces «acceptions réductrices», il notera que la poésie nationale est celle qui est écrite ou exprimée par les langues du pays, telles que l’arabe ou le tamazight. Il expliquera qu’on ne peut qualifier de poésie populaire, une poésie non écrite, comme le kabyle par exemple, car on ne lui aura préalablement pas donné les moyens ni l’outil juridique pour passer au stade de l’écriture. «Il serait faux de qualifier une poésie non écrite de poésie populaire, il serait plus exact de la dénommer tout simplement : poésie kabyle», a-t-il précisé. Il regrettera au fond que la poésie kabyle soit victime du statut de sa langue.

L’autre amalgame que Bouamara a voulu dénoncer est le fait que l’on veuille toujours assimiler la poésie d’essence orale à une «sous-littérature, non savante, non élaborée et déficiente en créativité». Il dira au contraire que la Kabylie a eu ses grands poètes, tels que Si Mohand U M’hand, Lbachir Amellah… Il ajoutera que, si le premier est «mythifié», le second est plutôt méconnu, car il n’est ni «médiatisé ni documenté.»

Notre interlocuteur est d’ailleurs le premier chercheur à avoir produit un livre sur Si Lbachir Amellah après une dizaine d’années de collectes et d’analyses.
Nous voilà au cœur de notre problématique. Si l’on se base donc sur les remises en cause avancées par M. Bouamara, au lieu de parler de poésie populaire, on parlera par conséquent, pour le cas de la Kabylie, de poésie kabyle ou de poésie régionale, par conformité au statut même de cette langue circonscrite régionalement.

Pour que la poésie kabyle soit valorisée, Bouamara pense que l’unique moyen d’y parvenir est d’effectuer des travaux de collecte, de recherche, d’analyses pour que la poésie ancienne soit médiatisée et enseignée dans les écoles, les lycées et à l’université. Aujourd’hui, poursuit-il, il est plus facile de le faire par le moyen de l’édition. «Pour la fixation de la poésie, il n’y a pas mieux que l’édition», a-t-il indiqué tout en déplorant au passage l’absence de tout professionnalisme constaté chez les éditeurs qui croient que la poésie kabyle ne se vend pas, alors qu’en réalité, «ce sont les éditeurs eux-mêmes qui ne savent pas faire leur travail de promoteurs des livres qu’ils éditent», rectifie Bouamara.

A côté de ce manque de professionnalisme des éditeurs, il y a malheureusement une négligence délibérée des officiels concernant la promotion de la poésie kabyle, dite «poésie populaire.» Depuis que tamazight est introduite pour la première fois à l’université (1990) et dans le système éducatif (1995), aucune initiative n’a été prise par les structures étatiques à Bejaïa dans le sens de la revalorisation de la littérature kabyle.

Même le mouvement associatif culturel, ayant perdu son lustre d’antan, ne contribue plus au rayonnement de la production littéraire régionale. Devant l’incurie des uns et la déficience des autres, c’est tout le génie de la langue de Si Mohand U M’hand qui risque de se perdre dans les méandres de l’oubli.

Source: La tribune



10 juillet, 2009
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K.Bouamara, B.hamek, M-L Mehrouche, Z.Meksem, A.Rabehi, M. Tidjet                

 

Ilugan n tira n tmaziàt

Tizrigin Talantikit, Bgayet, 2005.

 

Iswi n umahil-a s Asdukel deg yiwen n udlis n kra n yilugan yerzan tira n tmaziàt. Llant yezrawin, lan uedlosen i od-yewwin àef tira n tamziàt, maca, ass-a, d iqdimen ur ddin ara d ufara, d temhazt n tira n tutlayt-nneà, acku tira-ya tetta¥zàer sadat yal ass. Ass-a ihi, ulac kra n udlis ideg ara yaf ymeàri, d Amazià neà d awerdan, d amanun neà d anelmad, iran ad yelmed tira n tutlay-nneà, ayen ilaqen; neà, ugar, ulac adlis amiran ideg ara yaf yimeàri, xersum abujadn ilugan n tira n tmaziàt dduklen, myezwaren, ttwasegzin s lmul, s imedyaten ggten, akken ad tifsus fell-as te²ekkemt n tàuru, n ulmad d uselmed i wiya¥d.

 Hamid Boutlioua, Yir timlilit, ungal

 Mas Akli Frawsen, amsaltu ymuca²en, suffàen-t-id ya seg uxeddim i mi yewser, Dya, yiwet tmeddit, yella la yettferrij tilibizyu aked tme¥ttut-is taxlaft, mi s Tessawel Fa¥dma Uberwaq taneymast, iwakken ad-as tmel kra tefdawcin swayes i s-terwi talwit-is.

Te¥h¥der dàa, deg uàaram n Terga Uzemmur, ur ngug ara a¥tas àef tesdawit n Bgayet, i tmeàra tga massa Xuxa Amezzay – tadyalt.

Ladàa, mi ttewqament tullas-nni urar, i tettwaneà, s yir lmut, temsiwt Meryem Tuzzalin – yiwet teqcict, ur nettset¥hi ara àef yiseà-is, terna tessugut awal.

Dya, kra teswi²in, send ad as-ssentun ajenwi deg we²rur-is, tzuxx-asent i tnebgawin-nni dakken te¥h¥der ya i traenàiwt, deg yiseggasen yezrin.

Imi taluft-a tban tew²er, yessuter dàa umeqqran n temna¥t seg wemsaltu aqbur, yennumen iferru tiiufa n tmenàiwt, iwakken ad inadi àef bu-tmegra¥d.

Yeqbel dàa, mas Frawsen, taceàlit i s yettunefken. Sawe¥d yewwe¥d àer uàaram-nni àef i d-ttalsen dakken yelha, yaf d tikerkas, Yemlal anagar imniren.

Dàa, simal yettnadi yef IÞerrat, simal yesekfal-ed timenàiwin-nni¥den.

 

Lhacène Ziani, Le soupir, ed. CIDHCA, Montréal             

En quelques essais plutôt philosophiques accompagnés de mélodieux poèmes, il disserte sur une panoplie de thèmes à la fois com­plexes et fragiles comme « Liberté », « Vérité », « Exil », Paix »…

Dans sa curiosité et son émerveillement, il use d’expressions qui prennent une allure de de maximes. Il dira de sa personne : « je suis fait d’un paysan, d’un artiste et d’un intello qui se font éternellement la guerre. »

Par rapport à l’exil, il martèle : « Ce n’est pas le paradis quand on a fait ses adieux, Lamartine l’a si bien dit : Partir c’est mourir un peu ! »

Relevant des contradictions de notre civilisation, il déplore : « Nous mondialisons la pauvreté, [...] et pourtant, quiconque oserait contester cette aventure sera étiqueté d’archaïque. » Et pour sauver l’humanité : « Faire la guerre à la guerre, c’est à ce prix la paix ! Sinon foutez-moi la paix ! »

Lhacène Ziani est arrivé tard dans la nuil du 13 octobre 1953 dans le petit village de Tala w Ulman à TimeZrit ,vallée de la Soummam

 

Ahmed Hamoum : a¥heggam n Wakli    

  Ilul umeskar ass n  04 Meàres 1955 deg Tqerbust taàiwant  Aàbalu, agezdu n Tubiret. D aselmad n  Tmaziàt deg uàerbaz Alemmas ÒAmeyras Tazayart ³acurÓ . Illa isselmad deg uàerbaz amezwaru tutlayt Ta²rabt 18 n yiseggasen. Wagi d afaris-ines amezwaru. Asirem-ines ad d-¥defren wiyi¥d deg tutlayt, ansayen.

. . . Ula d agama idda-yas di nneqma, icegge²-as-d ala imra²en ur nes²i a¥hkim d tmella, ibda ala t-icqirriw yessen ittkurru : uccanen imelluza ske²wiwen, imqerqar sqerqiren, d le¥hmali n wasif iskefkufen iggaren gemma¥d-in gemma¥d-a, i d-ittawin leÞdari d yir¥sifen, ikemmel-as s yigenni bu lebraq d rre²da ittazun tasa, aduy d wa¥du isrugmuten iqell²en, zelliq d yideflawen ittafgen d I²lawen, sserd, agris, a¥zebluc, abruri… kra din i Wakli akken ad t-yawi…

 

Kamal Boumara: Si Lbachir Amellah (1961_1930), un poète-chanteur célèbre , éditions Talantikit, 2005, 365 pages.

Né en 1861, Si Lbachir Amellah décède le 26 décembre 1930 en imam de son village natal, Ichekkaben, dans la région de Bgayet.

Auteur de plusieurs traductions et œuvres littéraires écrites en tamazight, dont Tuàalin n Weqcic Ijahen (traduction du .Le Refour de l’Enfant Prodigue de A. Gide), Ussan di Tmurt (traduction de Jours de Kalylie de M. Feraoun) et Nekni d Wiyi¥d (recueil de nouvelles ), Kamal Bouamara, docteur es Lettres, enseigne la Littérature amazighe à l’Université de Bgayet depuis 1995.

Après une formation d’agronome, il s’est très vite investi dans le champ de la littérature orale kabyle. Dans le cadre de son mémoire de magister, il s’est penché sur l’étude du répertoire poétique de Si Lbachir Amellah, un a¥debbal de renom. Le poète-chanteur Si Lbachir, pourtant très célèbre en Kabylie d’entre les 19e et 20° siècles, était jusque-là méconnu, parce que non documenté. Le présent ouvrage, qui est une partie de sa thèse de doctorat (soutenue à Paris en 2003), et qui constitue un approfondissement, à la fois théorique et méthodologique, de son mémoire de magister soutenu en 1995, à l’Université de Bgayet, vient combler cette lacune.

 

 Atay g Merzuga, El te a Merzuga, le  thé à Merzuga : poésie traduite  en berbère  par Omar derouiche et Muhend Saidi   

 

 Nadia Djaber  a publié un conte long sur 100 pages, avec des illustrations de Hocine Hettal.

Voici sa 4ème de couverture :   « Tifaggur temgarad àef yemdanen, cba¥ha-s inzen-as medden ât-âtirni, yal wa yeâtâtaf degs ayen i¥hemmel d wayen ira, àers lewten wulawen, yejji win yu¥dnen, yesfa win yennuànan, Tifaggur mi t²edda bedden waman. Tifaggur win i ât-iwalan a-s-²erqen lehdur, tahuski-s ur teâtâtuleggem ara, ât-âtayiwent, tesgugem amedyaz, tessru aqa²fur Akka i d Tifaggur. Ó

 

Parution au Maroc aux éditions L Fennec, Casablanca du roman  de graphie française de Nadia Oumassine. Catherine Roux a lu son ouvrage : un roman écrit par une  femme qui m’ a donné envie d’en savoir un peu plus  sur le monde Berbere.Le titre : « L’arganier  des femmes égarées « . Ed.Le Fennec. (Maroc).

L’auteur : Damia Oumassine.

Je trouve dommage que ce roman n’ait pas eu toute la publicité qu’il mérite car c’est un vrai plongeon dans la societé Berbere.

Parution en Avril 2004 du roman de Brahim Tazaghart , Salas d Nuja, 145 pages . Brahim Tazaghart est également l’auteur d’un recueil de nouvelles , lÞerrat, paru en 2003. Ces 2 ouvrages sont publiés à compte d’auteur.

               

« Le Colonel AMIROUCHE , entre Histoire et Légende », publié à compte d’auteur par Djoudi Attoumi. 

 

Djoudi Attoumi, officier de l’ALN, a publié ses mémoires sur la guerre delibération et sur le colonel Amirouche qu’il cotoyé de près durant ses longues années de maquis.  Ce livre est édité à compte d’auteur. Il est riche en histoire événementielle sur cette guerre terrible fondatrice de l’état algérien moderne. Beaucoup de détails d’une vérité nue. Un devoir de mémoire considérable sur ce qu’ a vécu la Wilaya III, réel fer de lance de la guerre d’indépendance.

Cliquer ici pour lire quelques extraits de cet ouvrage

Djoudi Attoumi vient de publier un autre ouvrage : « avoir 20 ans dans les maquis. A lire absolument.

 L’INDISPENSABLE ouvrage  de Si-Amar Boulifa, le Djurdjura à travers l’Histoire, a été réédité, dans sa version originelle par les éditions Berti. En Algérie, Il est disponible dans toutes les librairies, pour le prix de 300 DA.

 

Belgacem Aït-Ouyahia a publié, chez Casbah Editions, un excellent roman en français : Les blés d’or du Chélif. Il est disponible dans toutes les librairies, pour le prix de 235 DA. C’est un livre à lire. Il sera très facile à rendre en langue kabyle. A vos plumes !  

Le même auteur vient de publier en 2004 une version en kabyle des fables de Jean de la Fontaine.

Mohand Ait-Ighil vient de publier un livre,  Tchekov s teqbaylit,. Il s’agit d’une traduction de récits d’après  d’après TCHEKOV.  

Ses 2 recueils de nouvelles «allen n tayri», « atalanta »  et ses 2 pièces de théâtre, « axedda² », « tazelmaT texser… » sont toujours en vente :

². Mezdad a publié en 2003 un recueil de nouvelles intitulé tuàalin. Cet ouvrage a été anlaysé par M.CHEMAKH et Md Ait-Ighil. Voir leurs articles sur le net :  www.tamazgha.fr       www.kabyle.com     

www.tamazgha.fr       www.kabyle.com

Mohand Akli Haddadou a publié Défense et illusstartion de la langue berbère,éd. In-as,Alger, 2002. Voici le quatrième de couverture :

Les grands poètes français de la Renaissance, Ronsard, Du Bellay, fondèrent La Pléiade en s’inspirant de Dante   et Boccace qui avaient doté l’Italie d’une magnifique littérature nationale . Ils eurent l’ambition de donner à la langue française le lustre qui auréolait alors le latin et le grec, en rédigeant le fameux «Défense et Illustration de la langue française ».

A la manière des fondateurs de la Pléiade, MA. Haddadou dresse un plaidoyer fort documenté pour défendre la renaissance nationale et officielle de la langue berbère en Algérie. Dans une première partie il invoque les arguments linguistiques :

Berbère ou Amazigh? Origine et apparentement de la langue berbère. Langue ou dialectes berbères? Le système d’écriture et les modes de transcription, la question des emprunts, la néologie etc. La seconde partie de l’exposé est consacrée aux droits légitimes de la langue berbère. Le berbère est-il une langue ou un dialecte? La diversité est-elle propre au berbère, constitue-t-elle réellement un obstacle à l’officialisation du berbère ? Comment envisager l’institutionnalisation du berbère? Quels sont les droits d’une langue officielle?

Enfin, dans une 3′1 » partie, l’auteur analyse le rôle des berbères dans 1′ histoire : leur apport à la civilisation universelle : la langue et l’écriture, les mots berbères en latin, en grec et dans d’autres langues…



10 juillet, 2009
SI LBACIR AMELLAH | Pas de réponses »

 

LE PORTAIL DES HOMMES LIBRES

 

L’union sacrée Aokas-ait smail

 

Béjaïa Café littéraire à la maison de la culture Rencontre avec Kamal Bouamara

le Sam 10 Jan – 20:16

Le deuxième invité de la nouvelle activité de la maison de la culture de Béjaïa: “café littéraire” en ce jeudi 8 janvier 2009, a été le Dr Kamal Bouamara.La conférence qu’il a donnée, avant de passer aux débats, portait sur l’utilisation de la langue tamazight plutôt que sur son œuvre personnelle, et cela, par la modestie que l’on lui connaît malgré son long parcours de l’ingéniorat en agronomie à l’INA d’El Harrach au doctorat d’Etat en tamazight à l’université de Béjaïa en passant par l’Inalco. C’est ainsi que durant la conférence, Kamal Bouamara ne cessera d’expliquer les raisons de l’utilisation insuffisante de la langue maternelle par les berbères en général. Il plus loin en pointant du doigt la presse berbèrophone absente et le rôle des médias lourds tout en insistant sur l’existence d’une production littéraire en tamazight. En parlant de la télévision, Kamal Bouamara dira : “L’imaginaire de nos enfants est remplacé par un imaginaire japonais… etc”, avant d’ajouter : “Toutefois, il y a beaucoup d’écrivains d’expression berbère, et même kabyle plus précisément, qui retravaillent cet imaginaire en reprenant nos légendes.” Il citera l’exemple de Aâziz-Aâzuzu et de Aheddad Lqalus qu’il n’a pas été le seul à reprendre. Pour Kamal Bouamara, “en reprenant cette littérature traditionnelle, on fait un lieu entre le passé et le présent et on travaille la langue maternelle.”Durant les débats, Kamal Bouamara l’écrivain a cédé la place à Kamal Bouamara le militant pour l’émancipation de tamazight.En fait, il s’est comporté en “militant idéal”. D’ailleurs, il dira : “Je n’écris pas en tamazight pour affirmer mon identité car je n’ai pas à le démontrer : je suis algérien et berbère”, avant de lancer : “Je ne suis pas un homme politique et je ne défends aucune idéologie. Mais, j’estime qu’il est de mon devoir d’écrire dans ma langue maternelle.” N’eut-été cet intervenant un a insisté par deux fois que Kamal Bouamara soit invité au “café littéraire”, pour parler de ses œuvres, les débats n’auraient porté que sur la question politique de la cause amazighe. D’ailleurs, l’invité du jour répondra à une question concernant les échos du lectorat en tamazight en disant : “La presse et l’audiovisuel francophones ont l’avantage de faire des lectures en français. Par contre, il y a un problème par rapport à la lecture en tamazight. Il n’y a qu’à constater l’absence d’une presse berbérophones. Pire même, les essais qu’il y a eu, dans un passé récent, n’ont pas duré.” Toutefois, Kamal Bouamara déclarera que la situation n’est pas aussi catastrophique que cela puisque des études sont faites à l’université notamment par les étudiants qui font même des sondages pour savoir quel auteur est ou n’est pas là. Il répondra ensuite à l’utilisation des “nouveaux” mots en tamazight en disant: “Sans être contre l’usage de nouveaux mots, si une langue n’est pas comprise par le public, c’est un échec”, avant de préciser que, lui-même, fait tout pour écrire en kabyle accessible à tout le monde. et d’ajouter : “Il y a des situations contraignantes qui nous obligent à utiliser des nouveaux mots. ” Concernant son œuvre principale, El Bachir Amellah, Kamal Bouamara dira que ce poète n’était pas du tout documenté à l’instar de Si Mohend U Mhand, et qu’il a été le premier à le faire, à l’Inalco d’abord (thème de son mémoire) puis à l’université de Béjaïa pour son doctorat en 2004. Ensuite, il généralisera en comparant les thèmes de la poésie ancienne et actuelle. A cet effet, il dira : “En Kabylie, le fait de chanter librement l’amour était un tabou. Durant les années 80, le seul qui avait brisé le tabou était Mohand-Saïd Fahem. Là, il parlera de l’hypocrisie sociale puisque d’un côté, les gens achetaient ses cassettes et de l’autre, ils le dénigraient en le traitant de “déplacé”.

Le reste des débats portera essentiellement sur le contexte politique et Kamal Bouamara répondra en toute liberté. Pour commencer, c’est la transcription qui est abordée. Il dira : “Cela fait un siècle que tamazight est écrite et ce n’est pas en 2009 qu’on inventera une nouvelle transcription. Allusion faite à l’écriture en lettres arabes.” Il précisera ensuite que le problème de la transcription n’est pas encore réglé en Algérie. Par contre, l’Etat marocain a opté pour le tifinagh et les Touaregs du sud algérien continuent à utiliser le tifinagh authentique. Car, en fait, même en ce qui concerne le tifinagh, il y en a plusieurs en plus de l’authentique des Touaregs. En effet, il y a plusieurs propositions du tifinagh : celui des marocains et celui de Salem Chaker. Quant à l’Algérie officielle, elle n’a pas encore tranché sur cette question même si les auteurs berbérophones écrivent essentiellement en caractères latins.

Kamal Bouamara terminera en remettant en cause la manière dont a été constitutionnalisée tamazight : “Il est anormal que l’arabe soit une langue officielle et pas tamazight qui est absente dans tous les textes officiels. Dire qu’il ne peut y avoir deux langues officielles dans un pays est absurde.

Ce sont les hommes qui font les lois”. Il ira plus loin : “S’il faut qu’il y ait une seule langue officielle en Algérie, tamazight est la mieux placée pour l’être, car c’est la plus vieille langue”. Il continuera en disant qu’il n’y a pas de volonté politique pour travailler tamazight puisque les textes d’application sont inexistants. Il ne suffit pas de déclarer que “tamazight est langue nationale.” Enfin, pour Kamal Bouamara, tout le monde a intérêt à apprendre plusieurs langues, mais, en commençant par sa langue maternelle. D’ailleurs, il dira : “Ceux qui disent que tamazight ne servira à rien, pour l’avenir de leurs enfants, sont mentalement déséquilibrés.”

Tarik Amirouchen
Dépêche de kabylie du 10 01 2009.

On a toujour tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont
toutes les raisons de croire qu’ils n’ont pas tort


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 dans SI LBACIR AMELLAH 3-63
rebai_s

_ dans SI LBACIR AMELLAH Re: Béjaïa Café littéraire à la maison de la culture Rencontre avec Kamal Bouamara

Message  rebai_s le Sam 10 Jan – 20:26

Bouamara Kamel président de jury du festival de poésie d’expression amazighe qu’organise l’association culturelle Adrar n Fad d’Ait Smail, c’est lui le concepteur des critérologies d’évaluation de ce même festival, c’est l’un des militants de la première heure et mérite beaucoup d’hommages, il est de taille de DDA LMOULOUD et autres…

On a toujour tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont
toutes les raisons de croire qu’ils n’ont pas tort


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3-63
rebai_s

Nombre de messages: 1563_ Re: Béjaïa Café littéraire à la maison de la culture Rencontre avec Kamal Bouamara

Message  rebai_s le Mar 13 Jan – 10:55

rebai_s a écrit:Le deuxième invité de la nouvelle activité de la maison de la culture de Béjaïa: “café littéraire” en ce jeudi 8 janvier 2009, a été le Dr Kamal Bouamara.